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  • Photo du rédacteurLa maisonnée

Les handicaps invisibles

Dernière mise à jour : 22 févr. 2021

Après avoir expliqué à une femme que mon fils était handicapé lors d’une crise en public, je devais reprendre la situation avec mon p’tit homme. J’ai donc pris un temps avec lui pendant que je le bordais pour en parler. J’avoue que je repoussais ce moment où je devais faire un retour sur cette situation. J’ai beaucoup réfléchi à savoir comment j’allais aborder le sujet et quels choix de mots j’allais utiliser. Ouf! Ce n’est pas facile d’aborder un sujet comme ça avec son enfant. C’est nous mettre tous les deux devant l’évidence même. C’est confrontant. Mais mon fils a pris ça avec un grain de sel. Finalement, c’était plus dur pour moi que pour lui. Je lui ai rappelé la situation et je lui ai demandé ce que ça voulait dire pour lui le mot «handicapé». Naturellement, il m’a répondu que ça voulait dire une personne en chaise roulante. Ce que tout le monde imagine quand on parle d’handicap. Une chaise roulante, des membres en moins ou paralysés, des déformations du visage, tout ce qui est visible quoi. Je lui ai donc expliqué qu’il existait aussi des handicaps invisibles. Il était surpris, impressionné et enthousiaste d’apprendre ça. Je lui ai mentionné qu’on avait déjà parlé que son cerveau fonctionnait différemment des autres. Qu’il fonctionne mais pas de la même façon. Je lui ai donc expliqué que c’était des handicaps invisibles. C’est pour ça qu’on voit toujours pleins de docteurs, de thérapeutes et qu’il doit prendre des médicaments, peut-être pour le reste de sa vie. Je lui ai expliqué que j’avais utilisé le mot handicapé l’autre fois pour faire comprendre à la madame pourquoi c’était difficile pour lui de se calmer, pour qu’elle nous laisse tranquille tous les deux pour que je puisse l’aider à reprendre le contrôle de ses émotions. C’était ok pour mon fils et j’ai terminé en lui disant que je l’adorais et que je serais toujours là pour lui. C’est ainsi qu’il s’est endormi, dans les bras de Morphée. Les fameux handicaps invisibles… ce sont les plus difficiles à faire comprendre et faire accepter aux gens. Ils n’ont pas de visage particulier. Ce sont chacun de vous, c’est moi. Le commentaire que j’entends le plus souvent c’est : « mais ça paraît pas!» Ben non, ça paraît pas! Il n’a pas de troisième œil dans le milieu du front ou quoi que ce soit qui le différencie des autres. Sauf… ses réactions et ses comportements. Dernièrement, j’ai rencontré un couple dans une salle d’attente. Ils m’ont confié qu’ils avaient vécu un suicide d’un membre de la famille élargie. Une femme sans histoire, jeune, en santé, elle avait tout ce qu’il fallait. Ils m’ont ensuite montré une photo en me répétant qu’elle avait tout et qu’elle était super belle. Une vraie belle fille, c’est vrai. Avec un magnifique sourire. Mais cette femme était souffrante, elle était malade. Très malade pour en venir à se suicider. Pourtant, ça ne se voyait pas. C’était, INVISIBLE. Alors dites-vous que chaque personne que vous croisez peut avoir un handicap invisible tel les troubles en dys (dysphasie, dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, etc.), des troubles neurologiques tel le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, le syndrôme Gilles de la Tourette, le trouble anxieux, le trouble obsessionnel compulsif, la bipolarité, le trouble de la personnalité limite, la dépression et j’en passe une multitude. Leur visage sont les nôtres. S.V.P., faites attention à vos regards, vos commentaires et vos jugements. Gardez en tête que chaque visage que vous croisez peut ou pas avoir une problématique. Et d’ailleurs, qui n’a pas de problème et de difficulté dans la vie? Dans une société, dans notre société, nous devrions tous se soutenir au lieu de se rabaisser les uns les autres.


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