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  • Photo du rédacteurLa maisonnée

3 semaines de m*#%&


J’ai beau me dire que ça va aller, que tout va passer et de me concentrer sur une journée à la fois, je commence tout de même à être essoufflée et irritée.


Tout d’abord, dans ma maisonnée, une bonne nouvelle ne vient jamais sans un lot de mauvaises nouvelles. C’est un genre de karma qui nous suit indépendamment mon chum et moi depuis toujours et depuis qu’on est ensemble, notre karma n’a pas magiquement disparu. Non, non, non! Il a doublé.

Mes 3 dernières semaines sont assez éprouvantes. J’ai beau prendre ça une journée à la fois, je commence à trouver ça lourd.


Pour commencer, j’avais déjà mentionné dans mes postes antérieures que j’étais atteint de la maladie de l’endométriose et de l’adénamiose. Mon état trop avancé faisait en sorte que je n’étais plus opérable. Trop de risque de complications pouvant mener à un décès. Par chance, la troisième chirurgienne que j’ai rencontré a accepté de me faire la grosse opération, soit l’hystérectomie complète et le retrait du plus d’endométriose possible. 3 mois plus tard, en sortant de mes tests préopératoires, je reçois déjà un appel de l’hôpital me donnant une date pour mon opération. Dans 10 jours! Ok, up je m’organise au travail, m’organise pour le gardiennage, l’aide à domicile par la suite, etc. C’est quand même 2 mois de convalescence…


2 jours avant l’opération, je participe à une course-o-thon avec mes enfants. J’ai trébuché et je me suis fait une entorse sévère à la cheville. Le papa étant au travail et ne pouvant revenir, moi étant seule avec mes 3 enfants, ma fille qui avait une fête d’amies dans moins d’1hre, on a remué presque toute la rue pour trouver de l’aide et quelqu’un qui pourrait aller reconduire ma fille à sa fête d'amies, m’amener à l’hôpital (car un samedi après-midi, aucune clinique ne pouvait me recevoir) puis aussi garder mes enfants. L’hôpital m’a fait don de béquilles et m’ont trouvé un r-v dans une clinique à 50 min. de chez nous le lendemain par un beau dimanche ensoleillé. Bref, la cheville n’est pas cassée mais la radio est noire de liquide inflammatoire qui se trouve dans mon pied. Le médecin m’avise : «t’es très maganée, ça peut être très long…»

Bon, pas le choix de faire avec… alors je suis entrée en béquilles puis en chaise roulante pour me faire opérer le ventre lors de la grande opération.


Juste avant l’opération, il a fallu que l'on change nos plans et que l’on se réorganise côté gardiennage car notre plan A se trouvait en urgence gastro.


Enfin l’opération… petites complications de vessie (accrochage, suture, difficulté à uriner), basse pression et nauséeuse fois mille. Finalement, ils me gardent 1 nuit malgré que ça devait être une chirurgie d'un jour. On subit les changements de garde donc des fines puis des moins fines. Ce n’est pas facile.


De retour à la maison, je tente bien que mal de me débrouiller et de passer à travers mes journées avec une bedaine charcutée et un pied douloureux et totalement hors fonction. Le déplacement en béquilles avec la bedaine charcutée n’est pas simple.

2 semaines passent.


J’entame ma troisième semaine de convalescence et je commence à sortir pour de petits r-v. 2 jours plus tard, mon téléphone sonne. C’est mon chum qui m’annonce qu’après 3 mois de processus, il a eu le poste tant désiré. On est sur un petit nuage et on se dit que ça commence à aller pour le mieux. Au retour d’un r-v dans la journée, je tombe en panne avec mon véhicule au milieu de la rue à côté de chez moi. Rien à faire, il part pu. J’attends 2hres et demi avant que la remorqueuse arrive. Organise ma maisonnée et fais des appels pour trouver quelqu’un car j’ai 3 enfants qui attendent à la maison et la gardienne doit quitter. J’envoie mon véhicule que j’adore au garage pour que finalement on me dise qu’il est finit. Ça coûterait un bras pis une jambe le faire réparer et comme il a une belle ancienneté, ça ne vaut la peine d’y investir autant.


Dans la même semaine, j’ai mon affectation annuelle au travail. Comme mon poste a été aboli, je dois me trouver autre chose. Avec ma dynamique familiale atypique, j’ai plusieurs contraintes à respecter dans les choix de mes postes. Je trouve un poste qui a le moins d’impact sur ma p’tite famille mais je dois malheureusement déloger la fille qui l’occupe. Comme je suis beaucoup plus ancienne qu’elle, c’est un droit que j’ai vu l’abolition de mon poste. C’est conventionné, c’est plate mais c’est comme ça. Ma future équipe de travail l’ont pris vraiment difficilement et m’ont envoyé des messages de dissuasion, d’harcèlement et d’intimidation. Je suis revenue déçue de l’environnement dans lequel je vais devoir travailler lors de la prochaine année scolaire. J’espère que les vacances leurs feront du bien et qu’elles s’en remettront d’ici là!


Le lendemain matin, je me retrouve à barrer du dos. C’était la fête de mon petit neveu. En béquilles, la bedaine endolorie, le dos barré et ben drette, je vais faire acte de présence au souper familial.


Finalement, je remarque des symptômes anormaux au niveau de mon ventre. Je surveille de près les signes d'infection et je devrai fort probablement retourner consulter.


Cette même semaine, je reçois un appel de la pédiatre de ma fille » Elle prend des anti-inflammatoires tous les jours depuis plusieurs semaines. La pédiatre me confirme de l’arthrite pour ma cocotte âgée de 10 ans seulement. Elle est référée au Children Hospital pour une investigation et un suivi.


Tout ça, en plus de gérer les comportements de mon p’tit atypique face au changement de routine dû à la fin des classes et des suivis d’urgence avec son pédopsychiatre afin d'ajuster la médication pour l'aider à se contrôler.


J’espère que les briques ont fini de tomber car je commence à être pas mal ensevelies. C’est un début d’été assez particulier et j’espère de tout cœur que le vent tournera et nous donnera une petite accalmie.




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