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  • Photo du rédacteurLa maisonnée

Foutue conciliation travail-famille!



J’ai déjà mentionné dans une de mes publications antérieures que j’étais tombée au combat. Après avoir accouché de mon fils par les miracles de la médecine et après que celle-ci nous ait sauvé la vie à tous les deux, j’ai affronté les comportements atypiques, les crises, le fait que j’étais la seule à pouvoir approcher et donner soins à mon fils. J’ai affronté milles et une investigations du côté de la santé ainsi que du côté développemental de mon garçon. J’ai dû me battre, pis me battre, pis me battre encore pour qu’on reconnaisse ENFIN les difficultés de mon fils. J’ai affronté des intervenants malheureusement imbus d’eux-mêmes ou tout simplement incompétents (heureusement, j’en ai apprécié plusieurs aussi.). J’ai continué de gérer ses comportements qui devenaient de plus en plus envahissants. J’ai affronté les multiples échecs concernant ses propres performances ainsi que le sentiment d’impuissance, de culpabilité et de nullité que peut avoir une mère. J’ai affronté les diagnostics. J’ai affronté l’incompréhension de certains membres de la famille. J’ai vécu 2 autres grossesses (dont 2 à la suite l’une de l’autre), un décollement placentaire à la dernière donc automatiquement un repos complet avec 2 enfants de moins de 5 ans dont un différent sur lequel je dois malheureusement faire plusieurs contentions physiques. J’ai vécu 3 césariennes, 3 congés de maternité, un retour au travail temps plein pendant 2 ans qui fût une éternelle bataille contre la montre en devant gérer les besoins spécifiques de mes enfants et un horaire atypique du conjoint. J’ai vécu de gros défis au travail ainsi qu’une augmentation de mes responsabilités. (ça c’est ben l’fun mais ça prend du temps et de l’énergie aussi).


Je pensais vraiment qu’un jour j’y arriverais. Que j’arriverais à trouver l’équilibre entre le travail et la famille. Pendant des années, surtout les 2 dernières, je ne cessais de me dire : « Je vais y arriver. Je vais m’adapter» Cette phrase jouait en boucle dans ma tête. Mais le 22 aout 2016, lorsqu’on m’apprenait que personne ne pouvait rien pour mon fils, pour nous, j’ai craqué. C’est là que je suis tombée au combat. Je venais de marcher sur une mine où mes 2 jambes venaient de sauter. Je suis VRAIMENT tombée au combat. Je repense à comment je me suis sentie à ce moment et j’en ai encore les yeux pleins d’eau. Cela fait presque 2 ans maintenant. Je suis de retour sur la corde raide telle une funambule qui essaie d’avancer sans tomber. J’ai beau m’y avoir installé un filet de sécurité, un harnais ainsi que de m’être entouré de bons entraîneurs, de bons spectateurs fidèles et encourageants, J’ai peur. J’ai peur de retomber. Je vois la minceur du fil, je vois la hauteur, je vois et je connais les dangers. Je sais que c’est difficile et que même avec de la pratique, les dangers y sont toujours.

Je suis en retour progressif et j’essaie d’avoir la meilleure coordination possible. Tsé, pour être sûre de ne pas m’enfarger et de retomber. Mais, hé que c’est tough! Par chance que je suis organisée. Je ne crois pas que la conciliation travail/famille existe pour vrai. Je pense qu’on s’est encore donné dans notre société, une pression, un stress supplémentaire pour atteindre cet objectif de plus qui, entre autre, alimente le syndrome de la superwoman, de la super maman, de la super employée, de la super conjointe et de la super amante.


Bref, aujourd’hui, c’était une journée de marde. Malgré mon filet de sécurité qui était présent pour m’aider ce matin, mon fils différent s’est désorganisé au point que non seulement il nécessitait du 1/1 ( C’est à dire un ratio d’un adulte pour un enfant),mais en plus le filet de sécurité ne parvenait pas à le sécuriser. Pas que ce n’est pas un filet de qualité, au contraire, mais ce n’est pas «Maman». Donc, Maman a dû s’en occuper et gérer la petite bombe qui avait plusieurs détonateurs. Après, plusieurs interventions de la Maman négociatrice, j’ai enfilé mon équipement de l’escouade S.W.A.T. et j’ai dû passé à l’action. J’ai affronté les projectiles, les cris, les tentatives de morsures, les voies de fait, les crachats, etc… La maman du S.W.A.T. a dû intervenir physiquement (contentions) à quelques reprises puisqu’il avait plusieurs détonateurs qui réactivaient la bombe. La Maman du S.W.A.T a alors habillé de force son garçon, l’a reconduit à l’arrêt d’autobus et l’a embarqué de force dans le transport. De retour à la maison, j’ai enlevé mon uniforme du S.W.A.T. et j’ai enfilé celui de la femme de carrière. Par contre, la femme de carrière a déjà 1 heure de retard. Entre 2 contentions, j’avais texté une collègue afin qu’elle prenne mes élèves en charge. Ce n’est pas tous les types d’emplois qui peuvent permettre ou excuser plus facilement des retards. J’ai déjà beaucoup de stress et de culpabilité d’accumulés.


En me stationnant au travail, j’ai mal calculé mon affaire (pas que j’étais un peu préoccupée hahaha) et j’ai accroché le véhicule d’une collègue. J’en ai décroché mon parechoc. GRRRRRRRR………… Mon stress et ma culpabilité monte encore.


Je finis par m’asseoir à mon bureau et on me contacte pour me dire que bébé fille fait une autre poussée d’urticaire. Malgré que je sais qu’elle est avec mon bon filet de sécurité, je culpabilise.


Par la suite, je reçois un texto de mon homme qui me donne ses heures supplémentaires pour la semaine.


J’ai envie de baisser les bras, de jeter la serviette. Je ne peux définitivement pas être PARTOUT à la fois, et donner du 100% PARTOUT. Elle est où la satisfaction du devoir accompli? J’ai beau avoir tout l’équipement nécessaire, je ne peux pas inventer de l’énergie, des heures dans une journée. Pas besoin de vous dire que je culpabilise aussi parce que je devrais manger mieux et m’entrainer. Mais quand et comment?


Je suis préoccupée, ma tête est en surcharge cognitive, ça surchauffe pis là ben, arrive ce qui arrive dans ce temps-là. il n’y a pu de jus dans la batterie, le moteur saute pis shut down total.


Je suis pleine de motivation, de volonté pour trouver LA solution miracle pour réussir cette foutue conciliation. Mais la réalité est tout autre. La conciliation travail/famille c’est vraiment n’importe quoi. Tu ne peux pas faire les deux à 100%. Tu dois établir tes priorités, modifier tes pourcentages pour qu’ENSEMBLE ça donne 100%. Mais est-ce vraiment ça qu’on veut? Sommes-nous vraiment à l’aise avec ça? Pas moi. Penser à moins investir auprès de ma famille est tout simplement inimaginable pour moi en tant que Maman et encore plus impossible avec une réalité comme la mienne.


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