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  • Photo du rédacteurLa maisonnée

C'est pourtant l'été, les vacances!

L’école est finie, c’est le début des vacances. Mon p’tit homme est fragile. Il est très agité, excité et provocateur. Il s’emporte de façon démesurée pour des pacotilles. Ça fait 1 semaine que les vacances sont commencées et nous avons déjà 3 grosses désorganisations à notre actif sans compter tous les petits moments désagréables qui demandent milles et une interventions et des retraits. Le changement de routine, des activités, de la visite, des amis, etc. Tout ça, même à petite dose, ça le fait réagir.


Aujourd’hui, mon p’tit homme avait une visite au Canadian Tire de planifier avec son paternel. Il était impatient d’aller s’acheter un nouveau roman (sa collection complète s’y trouve à un prix raisonnable). Et comme il a tellement grandi dans la dernière année, et qu’il s’est retrouvé les genoux dans les dents avec son vélo des 3 dernières années, Papa a décidé de lui procurer un nouveau vélo. Un beau vélo de grand : avec des freins à mains, des vitesses pis toute la patante. Sauf que même s’il trouve son nouveau vélo ben beau, arrivé à la maison et une fois le vélo ajusté, mon p’tit homme a refusé d’en faire. Je peux vous dire que le paternel qui était fier de son investissement auprès de son fils avait la soupape qui fumait et qui sifflait. Donc, dans un ratio de 2 adultes pour 1 enfant, on est sorti à l’extérieur pour lui faire affronter ses peurs. «Évitons l’évitement!» C’est la meilleure façon d’avancer et de progresser. Un vélo plus grand, des freins à mains, des vitesses, etc. C’est beaucoup de nouveautés et de stress pour un petit bonhomme pris avec des rigidités, un trouble anxieux généralisé, un trouble de la motricité et un trouble de langage. Parmi tous les diagnostics que mon p’tit homme a, ce sont ces 4 diagnostics avec lesquels nous devions composer ce midi et qui faisait que mon p’tit homme était paralysé par la peur. Nous avons donc revu et pratiquer chacune des étapes de la conduite à vélo. (Nouveau vélo = tout est à recommencer.) Avec de la patience, des encouragements et de la pratique, mon p’tit homme a réussi. Le sourire qu’il avait! Une grande réussite pour lui et un 10 roues de fierté!

Dans cette journée de chaleur accablante, nous avons terminé ça dans la piscine. Oups! Petit homme a commencé à avoir mal à son cœur. Il croyait faire une crise cardiaque. Je l’ai rassuré en lui expliquant que c’est son stress à vélo qui lui faisait ça. Il devait donc faire ses respirations pour s’apaiser. Ça l’a fini par passer.


Un peu avant le souper, on a une voisine qui est venue faire saucette pour se rafraîchir. Il était prêt de 17h. Mon petit homme a remarqué l’heure et a vu que je n’étais pas en train de préparer le souper et que nous étions tous encore dans la piscine. Et là, ça passait pas. Il n’y a plus rien qui passait. Il venait de sortir de la piscine, il ne voulait pas être tout seul, il voulait remettre son maillot pour revenir avec nous mais ne trouvait pas son maillot. Il s’est mis à chigner, lyrer sans cesse, crier après moi me demandant à plusieurs reprises où il avait laissé son maillot. Lorsque je lui remettais la responsabilité de sa mobilisation, il me traitait de noms : «T’es-tu sourde? Tu comprends pas ce que je te dis? Maman, aide-moi!», etc. Puisqu’il était impoli et qu’il avait toutes les réponses pour se mobiliser et qu’il ne faisait rien, je l’ai ignoré. Il a fini par trouver et mettre son maillot de lui-même. Mais là, le maillot était mouillé. Il ne voulait pas mettre un maillot mouillé! Alors, la cassette a recommencé à tourner en boucle! Après un autre 10 min., il a mis son maillot mouillé et est venu nous rejoindre sur la terrasse de la piscine. Là, il m’ordonnait de lui attacher son maillot. Il refusait et faisait exprès pour ne pas me faire de belles demandes et ce même avec des rappels verbaux. Après un bon 10 minutes, il a fini par me faire LA demande. Je parle de celle d’attacher son maillot là, pas de mariage.


Je me suis donc installée dans l’escalier de la piscine pour lui attacher son maillot. Là, il refusait de s’approcher ne voulant pas mouiller ses jambes. Confrontée à ce non-sens, je suis retournée à l’eau.


Il criait après moi que je ne voulais pas l’aider, donnait des coups de pieds à ses sœurs qui passaient près de lui pour aller sauter parce qu’il recevait des gouttes. Refusait de changer de place, était impoli envers ses sœurs et moi. «Je voudrais qu’elles meurent, etc.» Je l’ai envoyé dans sa chambre mais il refusait d’y aller. J’ai fait un décompte. Comme il ne bougeait pas, je l’ai escorté jusqu’à l’intérieur de la maison et il s’est accumulé du temps de retrait supplémentaire. Je suis retourné à ma visite et à mes filles qui étaient toujours dans la piscine. Près de 15 min. plus tard, mon p’tit homme est revenu nous voir. Il était calme et s’est excusé, de lui-même, de son comportement. On est revenu sur la situation mais il semblait très stressé. Son regard ne cessait de se promener entre moi et ses bras. J’ai donc vérifié ses bras et j’ai aperçu des morsures sur chacun d’eux dont une au sang. Il m’a avoué s’être fait ça. Il a dit que c’était de ma faute parce que je l’ai fait chier. «Ah ben non par exemple!» «TU es responsable de tes gestes et de la façon dont TU gères tes émotions.» Après une petite discussion, il m’a dit que la prochaine fois, il allait prendre des ciseaux et allait s’ouvrir le bras. Je lui ai demandé où il avait vu ça, il m’a répondu : «nulle part, juste dans ma tête.» On a du travail à faire sur les moyens à prendre pour gérer notre colère au lieu d’utiliser l’automutilation. J’avoue que ce soir, j’étais un peu découragée. Il y a des journées comme ça. Il y a des moments comme ça qu’on a l’impression de reculer au lieu d’avancer. On a l’impression que l’on s’en sortira jamais. Un vélo, un nouveau livre, pas de souper à 17h et la journée est scrap! Mon gars est scrap!


Crédit photo: La maisonnée


Mais comme j’ai tendance à voir du positif dans tout, je me dis que mon fils a appris à faire du vélo sur un nouveau vélo aujourd’hui. C’est déjà ça! Le quotidien est lourd et difficile avec des enfants différents. L’été commence, les changements de routine sont davantage plus présents et l’été n’est pas de repos contrairement à des familles neurotypiques. Courage les parents! On s’arme de patience, on prend un moment de la journée à la fois puis on respire. N’ayez pas peur de prendre ça ben relax. Nos enfants ont besoin de repos et nous aussi par le fait même. Des journées comme celles que je passe avec mon p’tit homme sont excessivement demandantes et exigentes. Alors prévoir un horaire relax, très allégé, des moments de détente et prévoir minimum juste 1 journée de changement de routine sur 2-3 jours. Ça aidera tout le monde à passer au travers. Sur ce, bonne chance et bon été!


Crédit photo: Pixabay



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